70% acrylique 30% laine

Viola Di Grado

Traduit par Nathalie Bauer

Date de parution 23/08/2012

Cadre vert

240 pages - 18.50 € TTC

Camelia et sa mère vivent en Angleterre, à Leeds, lieu hostile, figé dans un éternel hiver. Depuis la mort brutale du père, les deux femmes se sont enfermées dans un mutisme absolu, ne communiquant que par un alphabet de regards. Coupées du monde, elles s’adonnent à d’étranges lubies : Camelia récupère dans les poubelles des vêtements neufs qui semblent l’œuvre d’un couturier fou, sur lesquels elle s’acharne, armée de ciseaux, pour les « croiser » avec les siens, créant ainsi d’extravagants hybrides, tandis que sa mère photographie des trous en tout genre. Un jour, Camelia fait la connaissance de Wen, un jeune Chinois qui tient une boutique de vêtements avec son frère cadet, Jimmy. Wen la persuade de recommencer ses études de chinois. Les idéogrammes qu’elle dessine et leurs clefs parviennent miraculeusement à insuffler un peu de beauté dans sa vie : Camelia retrouve ainsi l’usage des mots, le goût du sens, et l’amour. Mais Wen la repousse tandis que Jimmy s’attache à elle...

Roman coup de poing, cynique, drôle et noir, servi par une écriture neuve, incisive et poétique, qui décrit efficacement la rébellion de la narratrice et son instinct effréné de survie.




Née à Catane en Sicile, Viola Di Grado a 23 ans et vit à Londres où elle étudie la philosophie orientale. Avec 70 % acrylique 30 % laine, elle a fait une entrée très remarquée dans le monde des lettres italiennes. Ce premier roman, déjà traduit en plusieurs langues, lui a valu de nombreux prix, dont le prestigieux Campiello Opera Prima.


Traduit de l’italien par Nathalie Bauer




Nathalie Bauer, docteur en histoire, auteur de romans, a traduit plus de cent ouvrages italiens en français dont des œuvres de Mario Soldati, Primo Levi, Natalia Ginzburg, Elisabetta Rasy.




Les médias en parlentLes médias en parlent

Nathalie Bauer
madame Figaro

Une langue incroyablement inventive : l'écriture caracole sur des métaphores inspirées.

Charles Thouvenot
The Good Life

Un coup de poing qui fait mal.


Têtu

Mêlant poésie tragique et introspection hilarante, ce livre est traversé par une bande-son vraiment cool : Björk, Beyoncé et les Scissor Sisters.


Les Inrockuptibles

Son premier roman promet de ne pas passer inaperçu. Polisson, cruel, narquois, un cri de guerre qui se mue peu à peu en joli conte trash.

Josyane Savigneau
Le Monde

Une écriture rapide, un humour noir, une inquiétante étrangeté, et une fin presque imprévisible en un mot, une réussite.