Le Roi prédateur

Catherine Graciet, Eric Laurent

Date de parution 01/03/2012

Essais (H.C.)

224 pages - 18.10 € TTC

Mohammed VI, roi du Maroc, est désormais le premier banquier, le premier assureur, le premier entrepreneur de bâtiments de son pays. Il y joue un rôle dominant dans l’agro-alimentaire, l’immobilier, la grande distribution, l’énergie et les télécom. La fortune personnelle du souverain a quintuplé depuis son accession au trône, et le magazine Forbes le classe désormais parmi les personnalités les plus riches du monde. Que s’est-il donc passé au Maroc depuis l’avènement du fils d’Hassan II ?

Par le biais des holdings que contrôle la famille royale, avec l’aide du secrétaire particulier de Sa Majesté et la complaisance de la Cour, c’est à une véritable mise en coupe réglée de l’économie du royaume que l’on assiste depuis plus de dix ans. Et si l’absolutisme royal selon Hassan II visait à assurer la pérennité de la monarchie, la structure de gouvernement mise en place par son fils est tout entière tendue vers l’accaparement privé.

Au terme d’une minutieuse enquête de terrain, d’un examen fouillé des dossiers sensibles, de nombreuses rencontres avec les principaux témoins de cette royale prédation, voici ce système, et les hommes qui en tirent les ficelles, pour la première fois mis au jour. Voici comment le souverain d’un des régimes désormais les plus menacés par la vague démocratique dans les pays arabes a transformé ses sujets en clients, l’Etat en machine à subventionner les intérêts de la famille royale, et notre pays en complice d’un désastre politique et moral auquel contribue, à son corps défendant, le contribuable français.


Catherine Graciet et Eric Laurent sont journalistes. Elle est l’auteur (avec Nicolas Beau) de Quand le Maroc sera islamiste (2006) et de La Régente de Carthage (2009). Il a notamment publié La Guerre des Bush (2003) et La Face cachée du pétrole (2005).


Les médias en parlentLes médias en parlent

Martine Gozlan
Marianne

A l'heure où le monde arabe en révolution dénonce la corruption, Mohammed VI bénéficie sur la scène médiatico-politique française d'une indulgence à toute épreuve. " Aux antipodes de toute éthique démocratique " celui qui se faisait appeler le roi des pauvres au début de son règne en 1999 est devenu le roi des bonnes affaires. Mohammed VI " considére le Maroc comme un marché captif soumis à son bon vouloir : s'il aime à être présenté comme un businessman, c'est un mot vide de sens puisque le pouvoir absolu lui permet de réduire à néant toute concurrence " , démontrent les deux auteurs.