Sur l'affaire humaine

Luc Dardenne

Date de parution 03/05/2012

Librairie du XXe et du XXIe siècles

208 pages - 18.00 € TTC

Comment sortir de la peur de mourir sans tuer ? Voilà l’affaire humaine ! […]

Dieu mort, nous ne pouvons plus mourir de la même façon. Son amour, sa consolation, sa protection, son éternité ne nous soutiennent plus, ne nous sauvent plus. […]

Comment énoncer la mort de Dieu sans s’entendre murmurer qu’il est encore en vie ?

Comment vivre cette solitude mortelle dans la chambre close de l’univers sans se ménager une porte dérobée ? Comment vivre cette solitude humaine sans Dieu, l’accepter vraiment, y reconnaître enfin notre condition sans faire appel à de nouveaux « dieux », de nouveaux doubles, de nouvelles étreintes d’éternité ? […] N’y a-t-il pas une joie humaine, si humaine, à être à plusieurs, à se rencontrer, à échanger, à être en relation, à converser ? N’est-ce pas cette joie qui me fait oublier ma mort et me dit que la vie vaut la peine d’être vécue ? Oui, c’est ce que je sens, je pense mais soudain ce sentiment, cette pensée s’effondrent.

Que répondre à la question de Franz Kafka, à la modeste question, si humaine question qu’il nota dans son journal le 19 octobre 1917 : « Est-il possible de penser quelque chose d’inconsolable ? Ou plutôt quelque chose d’inconsolable sans l’ombre d’une consolation ? »

Je ne veux pas ressusciter un Dieu mort ni le ressusciter en un "Dieu absent" mais descendre en moi-même pour entendre la modeste question de Kafka.


L. D.




Avec son frère Jean-Pierre, Luc Dardenne a obtenu deux fois la Palme d’or au Festival de Cannes : en 1999, pour Rosetta : en 2005, pour L’Enfant. On a pu lire dans « La Librairie du XXIe siècle » Au dos de nos images (2005 et « Points Essais », n° 601).

Les frères Dardenne ont obtenu le Grand Prix du Jury à Cannes (2011) pour Le Gamin au vélo.


Les médias en parlentLes médias en parlent

Juliette Cerf
Télérama

un essai bouleversant, surprenant, qui plonge le lecteur au cœur des thèmes auxquels les frères Dardenne reviennent sans cesse, comme la responsabilité, la parenté, le pardon ou la mort.

 

Patrick Kéchichian
La Croix

Le cinéaste Luc Dardenne livre une réflexion émouvante sur la difficulté de vivre et celle de mourir.