Les crises financières se succèdent et se ressemblent. Chaque fois, pour éviter le chaos, les États et les banques centrales interviennent. Mais que sauvent-ils ? Quel rapport cela a-t-il avec l’augmentation rapide des inégalités et de l’endettement des États, avec la dégradation des services publics, ou encore avec les résistances à travers le monde ?
La Machine à détruire revient sur ces crises et ce qui les suit, et s’interroge sur la place croissante des banques et de la finance dans nos existences. Suffira-t-il de déplacer l’argent vers des investissements plus verts ? Les solutions financières sont-elles à la hauteur de leurs promesses ? Peut-on se permettre de laisser les banques au centre du système ?
Loin de nous écraser avec des notions techniques et lointaines, Aline Fares et Jérémy Van Houtte proposent plutôt un regard limpide et des analyses drôles et documentées sur la finance, à partir d’expériences familières et vécues.
Depuis le naufrage (économique, politique et moral) de Dexia jusqu'au décryptage des ressorts de "la finance" - le tout via la relation du parcours professionnel et personnel de l'autrice -, Aline Fares et Jérémy Van Houtte (au dessin), réalisent un sacré tour de force : traiter d'un sujet, a priori, aussi aride avec une vitalité et une clarté détonante. Et il ne s'agit pas que de clarification ; la remise en question est profonde et étayée, imparable (sauf si vous êtes actionnaire dans le secteur bancaire - ce sera au-dessus de vos forces). En d'autres termes : c'est un excellent investissement (lui).
Une BD prodigieuse et brillamment illustrée qui commence avec la crise de 2008 pour nous emmener jusqu’au tournant néo-libéral des dernières années. Extrêmement claire et documentée, cette BD n’est pas une énième redite mais trace bien un chemin vers une société plus juste et désirable. On aime !