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Rentrée Littéraire

Des kilomètres à la ronde
La Capture
Les Lionnes
Le Cœur synthétique
Des kilomètres à la ronde

Des kilomètres à la ronde

Ils ont 14 ans quand ils se rencontrent dans un village perdu au fond de la campagne française. Elle vient y passer ses étés en famille depuis l’enfance, eux ont grandi là, groupe de jeunes désœuvrés qui cherchent à exister malgré le crépi gris des façades. Ce jour-là, elle tombe amoureuse de Jimmy et devient « la fille de la bande ». Pour elle, ils sont la vie incarnée, ceux qui flirtent avec les limites dans des visions de liberté et d’horizons repoussés. Ils l’appellent « la bourge », elle les surnomme « les autres ». Les années qui filent en quête de sensations vont sceller leur adolescence. Premier amour, amitiés fraternelles, tragédies inévitables : ils vivront côte à côte cet âge où tout devrait être possible.

Ancré dans la France rurale des années 90 et du début des années 2000, Des kilomètres à la ronde est le roman d’un apprentissage sentimental où s’éveille la conscience du déterminisme social. Il témoigne du gâchis des rêves et des corps quand l’ennui et le manque de perspectives gagnent du terrain. Construit sur des réminiscences, il dessine aussi la géographie d’une mémoire : dans ce village assoupi, sur ces routes qui ramènent toujours au même endroit, les événements infimes deviennent les souvenirs qui comptent et qui accompagnent, longtemps après que les mains se sont lâchées.


Vinca Van Eecke a 45 ans. Des kilomètres à la ronde est son premier roman.
Vinca Van Eecke Littérature française 20 Août 2020 18,00 € 240 pages
9782021461237
La Capture

La Capture

Traduit de l’anglais (Irlande) par Madeleine Nasalik
 

Luke O’Brien, professeur de lettres et spécialiste de Joyce auquel il rêve depuis des années de consacrer un livre, est en pleine crise existentielle, en proie à l’angoisse de la page blanche et aux tourments provoqués par une vie amoureuse compliquée. Il a quitté Dublin pour s’installer dans une vieille demeure à la campagne, au bord de la rivière Sullane, sur les terres familiales dont il est le dernier héritier, non loin de sa chère tante Ellen.

Un matin, une jeune voisine frappe à sa porte : Ruth. Coup de foudre. Soudain la vie reprend, s’emballe, s’illumine d’espoirs que Luke croyait à jamais disparus de son existence. Mais lorsqu’il présente la nouvelle élue de son cœur à sa tante Ellen, celle-ci réagit mal. Très mal. Et exige qu’il cesse immédiatement de la fréquenter. Pourquoi ? La réponse à cette question va entraîner Luke sur un chemin intérieur vertigineux.

Portrait de l’artiste en jeune homme égaré à la croisée des chemins, bouleversante histoire d’amour et de fantômes, doublée d’une méditation sur notre place au sein de la nature et du cosmos, La Capture confirme, après Academy Street, l’immense talent de Mary Costello, qui compte désormais parmi les plus importantes figures du paysage littéraire irlandais.

Mary Costello Littérature étrangère 20 Août 2020 19,90 € 272 pages
9782021448924
Les Lionnes

Les Lionnes

Sélectionné dans les premières listes des prix Femina et Médicis.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claro.

Une femme, mère au foyer, traverse la vie quotidienne, dans sa cuisine. L’âge est venu, elle a surmonté un cancer, et dans sa tête elle rumine le monde, ses folies, ses dangers, les fusillades dans les écoles, la crise économique qui fait toujours payer les mêmes, la pauvreté, l’angoisse du lendemain, les équilibres plus que précaires, sa mère décédée d’une longue maladie. Ça se passe dans l’Ohio. Et ça nous parle, de tout, partout.

Cette femme pense aux diverses tâches domestiques qui l’attendent et sont nécessaires à faire tourner le ménage. Elle s’indigne, contre un président pour le moins inquiétant, ou face au dérèglement de la planète, mais aussi contre la domination patriarcale, l’asservissement des femmes ou l’extermination des Amérindiens. Tout cela roule dans son esprit. Comme des bouts de réalité qui viennent s’entrechoquer. Mais il faut, dans cette cuisine, continuer à pétrir la pâte, mettre le four à préchauffer et ne pas oublier le panier-repas des enfants…

Et nous voilà partis pour une formidable aventure narrative, littéraire, de plus de mille pages, en une seule longue phrase pleine de rebondissements, scandée par une formule litanique : « le fait que ». La magie opère alors : on ne lâche plus le livre, qui se lit avec délices, passion, sans difficulté aucune. « Ce roman est véritablement unique en son genre ; et lorsque vous l’aurez terminé, vous ne pourrez pas vous empêcher d’en ressentir aussitôt la nostalgie, comme un manque soudain dans votre existence » (The Guardian).

Ce livre monumental à tous égards a connu un destin médiatique et commercial exceptionnel en Angleterre et aux États-Unis : il a été finaliste du Booker Prize et salué par une presse dithyrambique. Lucy Ellmann y réussit le miracle de nous faire toucher l’universel par le biais du plus intime et du plus infime. Elle pousse l’art de la fiction dans ses ultimes retranchements comme jamais personne avant elle ne l’avait fait, à part peut-être Joyce, Melville ou Virginia Woolf. Les Lionnes est, par son humour corrosif, un véritable brûlot politique, une charge impitoyable contre l’Amérique et le monde d’aujourd’hui, et un admirable portrait de femme – de toutes les femmes.

Lucy Ellmann Littérature étrangère 20 Août 2020 27,00 € 1152 pages
9782021434835 Disponible en numérique
Le Cœur synthétique

Le Cœur synthétique

Adélaïde vient de rompre, après des années de vie commune. Alors qu’elle s’élance sur le marché de l’amour, elle découvre avec effroi qu’avoir quarante-six ans est un puissant facteur de décote à la bourse des sentiments. Obnubilée par l’idée de rencontrer un homme et de l’épouser au plus vite, elle culpabilise de ne pas gérer sa solitude comme une vraie féministe le devrait. Entourée de ses amies elles-mêmes empêtrées dans leur crise existentielle, elle tente d’apprivoiser le célibat, tout en effectuant au mieux son travail dans une grande maison d’édition. En seconde partie de vie, une femme seule fait ce qu’elle peut. Les statistiques tournent dans sa tête et ne parlent pas en sa faveur : « Il y a plus de femmes que d’hommes, et ils meurent en premier. »

À l’heure de #metoo, Chloé Delaume écrit un roman drôle, poignant, et porté par une écriture magnifique.

Chloé Delaume Littérature française 20 Août 2020 18,00 € 208 pages
9782021425451
Un promeneur solitaire dans la foule
Personne ne sort les fusils
Un crime sans importance
Un promeneur solitaire dans la foule

Un promeneur solitaire dans la foule

Traduit de l’espagnol par Isabelle Gugnon
 

Armé d’un crayon, d’un carnet, de ciseaux et d’un enregistreur, Antonio Muñoz Molina marche dans Paris, New York, Madrid, Lisbonne, comme l’ont fait avant lui De Quincey, Poe, Baudelaire, Benjamin, Pessoa. Les pages s’écoulent au rythme de la vie, reflet de ce qu'il voit et entend : affiches, publicités, bouts de papier, bruits de la rue, du métro, des cafés, enregistrés avec son téléphone. Face à ces « déchets » de notre civilisation, l’art et la littérature sont là, bouées de sauvetage pour la réflexion et la pensée humaine. « Le grand poème de ce siècle, ne pourra être écrit qu’avec des matériaux de rebut. »

Cette tentation de tout écrire, ce que l’on a vécu, écouté, rêvé, souffert, aimé ou lu, de rendre compte de la beauté du monde, est soutenue par la merveilleuse érudition de l’auteur. Antonio Muñoz Molina nous invite, d’une voix profondément ancrée dans le moment présent, à regarder et à écouter d’une autre façon.

Antonio Muñoz Molina Littérature étrangère 20 Août 2020 23,00 € 416 pages
9782021406610
Personne ne sort les fusils

Personne ne sort les fusils

De mai à juillet 2019 se tient le procès France Télécom- Orange. Sept dirigeants sont accusés d'avoir organisé la maltraitance de leurs salariés, parfois jusqu’à la mort.

On les interroge longuement, leur fait expliquer beaucoup. Rien à faire : ils ne voient pas le problème. Ils ont même l’impression d’avoir bien réussi l’opération. L’ancien P-DG Didier Lombard a un seul regret : « Finalement, cette histoire de suicides, c'est terrible, ils ont gâché la fête ». Le problème de ce procès, c’est que les juges parlent la langue des accusés, et vice versa. Il n’y a pas d’extériorité possible. Et les plaignants, une fois de plus, sont laminés, malgré l’extraordinaire force de leur récit, de leur impossible récit.

Sandra Lucbert a assisté à ce procès historique. En écrivain, elle a écouté, observé. Convoquant le Kafka de La Colonie pénitentiaire ou le Melville de Bartleby, mais aussi Rabelais avec ses « mots de gueule » contre les « paroles gelées », dans toute leur puissance métaphorique, elle propose un texte fulgurant et rageur contre la langue et la logique monstrueuses du capitalisme. Elle met au jour, avec une admirable finesse, la perversité des méthodes et de la novlangue managériales qui, au nom du libéralisme triomphant, brisent nos vies, nos esprits et nos corps.

Elle nous met aussi face à ce constat : nous nous sommes habitués, ou peut-être lassés, et cela ne nous choque plus, ou plus assez. Nous nous sommes peut-être résignés. Mais le simple fait de faire réentendre les mots, les phrases, dans leur violence inouïe, a l’effet d’un réveil. Et ça fait mouche.
 

Sandra Lucbert est née en 1981. Normalienne, agrégée de lettres, elle a écrit deux romans, Mobiles (Flammarion, 2013) et La Toile (Gallimard, 2017). Elle a publié dans la Revue du Crieur. En juillet 2019, la revue lundimatin a fait paraître le compte rendu d'audience qui est à l'origine de Personne ne sort les fusils.

Sandra Lucbert Littérature française 20 Août 2020 15,00 € 156 pages
9782021456554
Un crime sans importance

Un crime sans importance

« Les faits. Le peu qu’on en a su pendant des mois. Ce qu’on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l’unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d’été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d’organiser des barbecues dans leur jardin.

L’agresseur, a-t-on assuré, s’est introduit dans la maison de l’impasse en plein jour. On ignore à quelle heure. Pour trancher, il faudrait disposer du rapport du policier qui a dirigé les investigations. Malheureusement, quatorze mois après les faits, il ne l’a toujours pas rendu. »

Face à l’opacité de ce fait divers qui l’a touchée de près – peut-être l’œuvre d’un serial killer –, Irène Frain a reconstitué l’envers d’une ville de la banlieue ordinaire. Pour conjurer le silence de sa famille, mais aussi réparer ce que la justice a ignoré. Un crime sans importance est un récit taillé comme du cristal, qui mêle l’intime et le social dans des pages tour à tour éblouissantes, drôles ou poignantes.

Irène Frain Littérature française 20 Août 2020 18,00 € 256 pages
9782021455885
CNIL

Page réalisée avec l’aide du Centre National du livre